• bébécritures

    Les bébécritures sont des petits textes qui me sont venus sans préméditation véritable. Ils sont parfois écrits au fil de la plume et parfois obéissent à des contraintes de forme.

  • Ce sont des textes écrits lorsque j'avais entre 18 et 20 ans. Il y en a quelques autres de cette époque. Moins d'une dizaine en tout. Ils sont à part. Je les aime bien (sauf la fin du troisième, que je n'ai jamais pu améliorer).

    A ce moment-là, je suis étudiant en DEUG d'anglais à la Sorbonne et je joue au basket en Excellence Départementale à Versailles. J'ai vaguement conscience que je ne suis pas fait pour devenir prof et que je ne gagnerai pas ma vie avec le sport.

    Je m'imagine écrivain, ou bien réalisateur. Je n'ai pas de caméra, je n'ai pas l'idée de m'en acheter une.

    Je lis un peu, je regarde la télé longtemps.

     

    Il se mit à nouveau au bord du gratte-ciel mais c'était cette fois-ci pour prendre son envol.

    Le soleil jouait du piano pour lui aujourd'hui et le ciel aurait pu être de n'importe quelle couleur aujourd'hui pourvu qu'elle fût blanche.

    Les nuages se profilaient en autant de tâches de peintures et c'étaient à celles qui seraient les plus gaies que l'on offrirait de barioler l'univers en récompense.

    Le soleil jouait du piano pour lui aujourd'hui et le vent soufflait du xylophone, et le xylophone chantait une aquarelle et l'aquarelle flottait, flottait, flottait pour lui.

    Les idées flottaient dans le ciel, plus légères que l'air, plus légères que tous les tourments.

    La vie n'était plus qu'un immense tableau où il fallait peindre, peindre, peindre.

    *

    La lune pourrait-elle un jour gagner une course à pied ? C'est la question que je me posais très sérieusement quand soudain une feuille d'arbre me fit descendre du soleil à mon bureau jusqu'au moment où il me fallut admettre que je me trouvais dans un autobus.

    Le vert des arbres défilait joyeusement devant moi, jusqu'à me faire une courbette espièglement devant la vitre, et je lui rendai doublement, le plus naturellement son salut.

    Dame nature du printemps, que ne vous fait-on vieille pour que je vous aime comme une mère, mais les beaux jours sont toujours jeunes quand ils viennent après l'hiver.

    *

    Je suis la honte et le rêve réunis. Je suis froid et je pèle comme un glaçon pour celui qui me touche. Je fais mal et je ne garde que des phrases pour chaque moment qu'il m'est donné de regarder en face, devant moi, seul, et pour toujours.

     

     


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    1995-2015

     

     

     A l'intérieur d'un immeuble

    Les rayons blancs du soleil

    Illuminent l'escalier

    Un enfant monte les marches

    Aussi vite que possible

     

    *

     

    A l'intérieur des toilettes

    Quatre murs couleur orange

    Sont faiblement éclairés

    Comme au début d'un voyage

    La nuit sur une autoroute

     

    *

     

    A l'intérieur d'une école

    Les fenêtres de la classe

    Une à une se referment

    Elles donnent sur la cour

    Sous l'œil de la sombre ville

     

    *

     

    A l'intérieur d'un vestiaire

    Quelqu'un assis sur un banc

    Rêve de tout un été

    Passé à jouer sur un

    Terrain au bord de la mer

     

     *

     

    A l'intérieur d'une chambre

    Les battements de son cœur

    Font le bruit d'une serrure

    Il se regarde, chaque soir,

    Comme on éteint une lampe

     

     *

     

    A l'intérieur d'un tramway

    Un homme est occupé

    A travestir la vérité

    Il parle sans s'émouvoir

    Simplement, l'esprit tranquille

     

     


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    Voir billet précédent (mon carnet est toujours aussi petit).

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    Textes libres, sans contraintes, sinon celle de faire court puisqu'écrits dans un très petit carnet (j'aime les carnets)

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    Je suis une couette. Non, ce n'est pas ça...

                                       *

    Les plus désespérés sont les gants les plus beaux.

                                       *

    Etre où ne pas être, telle erre la question

                                       *

                    Deviens ce que tu objets.

     


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