• Trois mots

    Tirer au sort une lettre de l’alphabet et choisir trois mots commençant par cette lettre : un verbe, un nom commun et un adjectif.

    Écrire un texte qui contiendra les trois mots choisis.

    A l’exception des termes grammaticaux, aucun autre mot commençant par la lettre tirée au sort ne doit être utilisé.

    Exemple :

    “Assis sur sa chaise pliable

    L’homme au regard couleur de pierre

    Joue doucement avec le sable

    Et parle seul face à la mer”

    (Bibi, le 15 août 2015 / Lettre tirée au sort : P / Mots choisis : parler, pierre, pliable)

  • Résumé du dernier épisode : question écriture, entre le mois de mars et le mois de juin, rien. Aujourd'hui, lundi 10 juillet, je viens de finir un texte commencé avant-hier, le premier depuis quatre mois. Et en grilles de mots fléchés, je peux prétendre à l'accession au niveau 4. Pour le moment, je suis content comme ça. smile

     

    Juillet 2017

     

    Je me souviens, à la maison, des séances de projection de diapositives et, plus rares, de films tournés en Super 8.

     

    Un soir, sans que je m'explique bien la raison, au milieu des souvenirs de vacances, nous avons vu en famille un court-métrage gentiment érotique, et surtout très drôle. On y voyait une jeune femme brune en balade à la campagne, à la recherche d'un endroit où s'installer pour déjeuner sur l'herbe. Bien vite, elle trouve le lieu idoine au-delà de ses plus folles espérances et, toute à sa joie indicible, entreprend de se déshabiller pour offrir les ferveurs de son épiderme juvénile à la vérité nue de l'instant. Une jeune femme blonde la rejoint et retire ses habits avec la même légèreté, mais le temps se couvre et l'orage éclate. Il est temps de rentrer chez soi et de revêtir un ciré transparent.

     

    Dans mes souvenirs, nous n'avons pas cessé de rire à la vue de ces comédiennes amatrices expressives autant que bien portantes. Je pense aussi que j'étais au commencement de l'adolescence, et que je devais être un rien gêné.

     

    Dans quelques années, lorsque mes enfants auront suffisamment grandi, je crois que j'aimerais faire comme leur grand-père. Que ce soit exactement le même film. 

     

    Il faudrait que je retrouve la bobine... Qu'est-ce qu'on a ri !

     

     


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    Innovation technique : je n'écris plus sur des carnets  à petits carreaux mais sur des cahiers au format A5 (papier velouté 90g ; couverture transparente plastifiée dans une gamme de quatre différents coloris : rouge, jaune, bleu, vert ; rapport qualité-prix pour l'instant imbattable). 

     

    Cahier vert, février 2017

     

    C'est une personne en apparence très douce, un vieux monsieur très jeune à barbe blanche, aux longs cheveux jaune sale. Tout à l'heure, il s'est cru poète. Il le croit toujours, c'est le secret de ses manières affables. Quand on lui parle, il écoute avec attention, ou plutôt il n'écoute pas au point que, fait rarissime, les mots ricochent sur sa silhouette impeccable. Sa parole est à la poésie ce que les obscénités mondaines sont à la réclusion. C'est un honnête homme dans son acception la plus haïssable.

     

    *

     

    Avoir celui que l'on exècre au bout de sa rapière. Porter le coup d'estoc. Dans le cas, probable, où l'attaque n'aurait pas été régulière, prendre le soin de laisser sa conscience roupiller ferme.

     

    *

     

    Il la voit, il l'écoute, il lui parle. Un peu chaque jour. Presque tous les moments passés avec elle sont une fête. Parfois, il reçoit l'évidence de sa belle personne comme un forcené s'automutile, mais la plupart du temps il se surveille. Le soir, chacun rentre chez soi. Il sait qu'elle ne vit pas seule, elle sait que lui non plus. Il l'imagine heureuse. Il l'observe.

     

    Ils s'entendent bien, ils conversent avec plaisir ensemble. Ils se le sont assez dit et répétés. Un jour, quand il sera prêt ou malgré lui, d'autres mots sortiront, directs ou allusifs, inattendus ou espérés, légers comme le tremblement d'un songe ou bien lourds comme les anneaux d'une chaîne

     


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  • J'ai écrit ce texte il y a un peu plus d'un an. Le texte est venu en cherchant le sens du mot raglan, qui désigne un manteau à pèlerine mais aussi un modèle d'imperméable.

     

    Carnet n°1, fin septembre

    Le vingt-deux novembre prochain, mon père sera mort il y a vingt-deux ans, et j’aurai vécu, à parts égales, toute une vie avec et toute une vie sans lui.

     

    Dans mes plus vieux souvenirs, je le vois sur le seuil de notre appartement, vêtu de son impeccable pardessus raglan et embrassant ma mère venue lui ouvrir. Ma sœur et moi, soudain très remuants pour nous disputer la primeur de ses joues froides, accourions jusqu’à lui pour notre bise de bienvenue du soir. 

     

    Il est parti seul un lundi matin, à l’hôpital, des suites d’un anévrisme. On nous a appelé un peu avant six heures pour nous annoncer la nouvelle. Je n’ai pas su comment réagir jusqu’à notre entrée dans sa chambre, où nous nous sommes, ma sœur, ma mère et moi, tous les trois effondrés.

     

    Les douleurs avaient commencé dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’obstinait à ne pas être conduit à l’hôpital, mais le matin venu, il est devenu évident qu’il fallait appeler un médecin à domicile, lequel, une fois sur place et au terme d’une brève auscultation, a très vite compris la gravité de la situation et appelé le dix-huit. Mon père a du être évacué de chez lui par le balcon, au moyen d’une grue. Quand il est arrivé aux urgences, son état s'est avéré si grave que  c’était déjà miraculeux qu’il fût encore en vie. Les chirurgiens ont tout juste eu le temps de l’opérer, mais il était trop tard.

     

    Je l'ai embrassé pour la dernière fois le samedi soir, avant de partir me coucher. Je ne l’ai plus vu ensuite. Tout le temps que durèrent ses souffrances, on m’a laissé dormir.

     

    Lorsque je me suis levé, ma mère et mon père étaient déjà partis. Ma sœur et moi sommes arrivés à l'hôpital en fin de matinée. Nous y avons trouvé ma mère en pleurs, nous expliquant qu’il était déjà sur le billard et que les chances qu’il en sorte vivant étaient minimes.

     

    Mon père est parti comme ça.

     

    J’étais un fils très distant mais, par habitude, je lui faisais toujours la bise. Ma mère m’a dit qu’il y tenait beaucoup.

     

     


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    Carnet n°1, début septembre

    Il s'approcha imperceptiblement de la pièce d'où provenait le rythme ensorceleur et entrebâilla la porte le plus discrètement possible. L'enregistrement cessa aussitôt et le père se sut repéré. Pour faire bonne figure, il apparut alors magistralement sur le seuil et résolut de questionner son fils au sujet du morceau qu'il venait de couper.

     

     *

     

    Carnet n°1, mi-septembre

    Dans la cuisine, une poêle à frire ointe d'huile végétale attendait qu'on la réchauffe et la garnisse. Dans le salon, un homme et une femme consultaient, perplexes, un livre de recettes illustré. Dans sa chambre une petite fille, avec un ocarina, objectivait sa pensée.

     

    *

     

    Carnet n°1, fin septembre 

    Quand vint l'heure de dormir, l'enfant trouva le moyen de jouer encore quelques instants avec son bâton de pluie, puis consentit à se faufiler sous les draps tandis que son père finissait de border son lit. Il ne restait plus qu'à s'assurer que la veilleuse était allumée, le doudou enlacé et les rideaux tirés. Commença alors le temps des dernières paroles rassurantes, celles qu'on prononce en chuchotant : quelques secondes seulement, mais infiniment pleines, mais infiniment douces, et qui se terminent quand on s'embrasse une dernière fois pour se souhaiter bonne nuit.

     

     


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    Carnet n°1, fin août

    C'était un vieux hibou qui vivait seul dans un appartement devenu trop grand. Il avait, pour lui tenir compagnie, un jeune chien au caractère impétueux et doux qu'il promenait dans la forêt toute proche. Le chien, truffe au vent, humait la possibilité d'une aventure sylvestre où il ferait la preuve de son courage héroïque. Le maître, lui, silencieusement rêvait.

     

    *

      

    Carnet n°1, fin septembre 

    Ordinairement taiseux, l'inventeur était si heureux et fier de sa trouvaille qu'il descendit bruyamment en rendre compte  dans les rues désertes de la ville en toupillant sur lui-même sous la lueur des réverbères.

     

    *

     

    Carnet n°2, fin octobre

    Loin de l'épuiser, les sentiments exacerbés au contraire le revigoraient. Il portait sa raison en écharpe, mais rien ne laissait croire qu'il pourrait guérir un jour.

     

     


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    Carnet n° 3, début juillet

     

    Mon père était un raconteur hors-pair. Il n'était pas non plus du genre à reculer lorsque l'occasion se présentait de se payer gentiment la tête de quelqu'un. Voici comment un jour il s'offrit celle de son supérieur dont il connaissait l'avarice.

    L'histoire se passe en Turquie, où mon père a vécu et travaillé quinze ans. C'est mon histoire préférée.

    Ce jour-là, mon père s'était avéré un collaborateur particulièrement précieux et, pour montrer sa gratitude, son chef lui avait offert exceptionnellement de prendre avec lui un verre après le travail.

    Conscient du caractère extravagant de l'invitation, mon père décida de prendre les choses en mains et accepta à la condition qu'ils aillent tous les deux dans un café qu'il connaissait bien. Sitôt la proposition adoptée, mon père fila jusqu'au dit café et avisa un des garçons de service pour le prévenir de la présence de son patron avec lui quelques heures plus tard.

    Je vous ferai signe, lui expliqua-t-il sur le ton de la confidence, et vous viendrez prendre notre commande. Lorsque vous me demanderez ce que je compte boire, vous m'entendrez vous dire distinctement « comme d'habitude ». Voici alors ce que vous apporterez...

    A l'heure convenue, mon père et son patron pénètrent à l'intérieur du café et le garçon s'approche de la table où ils viennent de prendre place.

    -  Vous êtes sûr de toujours vouloir m'inviter ? Demande poliment mon père.

    - Absolument, monsieur Colombani, j'y tiens énormément, vous m'avez tiré d'un sacré pas aujourd'hui et je vais vous payer ce verre. Garçon, un panaché s'il vous plaît !

    - Et pour monsieur, ce sera ?

    - Et bien, pour moi, ce sera comme d'habitude !

    - Très bien monsieur

    Le garçon s'éloigne.

    - Vous avez pris quoi, monsieur Colombani ?

    - Oh, j'ai pris comme d'habitude.

    - Ah ! Et qu'est-ce que c'est ?

    - Vous allez voir, c'est très bon.

    Quelques minutes passent, le garçon apparaît avec la commande. Il commence par servir le panaché et puis, se tournant vers mon père et posant devant lui sa consommation.

    - Et pour monsieur voici... comme d'habitude.

    Le garçon de nouveau s'éloigne. Quelques secondes s'écoulent. Mon père a pris son air le plus naturel. Son chef, assis en face de lui, le dévisage les yeux ronds.

    Et puis...

    - Monsieur Colombani... vous buvez du champagne ?!!!

    - Oui, monsieur... comme d'habitude.

     


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  •  Demain samedi, je serai en vacances pour deux semaines, loin des écrans. Je vous souhaite un bel été.

     

    Carnet n°3, mi-juin

    L’été de mes dix ans

     

    L'été de mes dix ans, le dernier jour d'école, juste avant la sortie, je me suis bagarré avec un camarade de classe que je détestais. Je l'ai frappé sans raison. Je suis sûr qu'il ne m'avait rien fait. 

     

                L'été de mes dix ans, je collectionnais les vignettes autocollantes de l'album officiel Panini de la Coupe du Monde de Football organisée par l'Espagne. Je n'ai pas pu terminer l'album, alors j'ai collé mes autocollants en double.

     

    L'été de mes dix ans, je suis allé en Turquie avec ma mère et ma sœur dans le pays où ma mère est née et a grandi. Ma mère a pleuré lorsque nous avons atterri sur la piste de l'aéroport d'Istanbul.           

     

    L'été de mes dix ans, mon père est resté travailler en France. Nous avons reçu plusieurs lettres, comme à chaque fois que nous partions. Elles pouvaient mettre jusqu'à deux semaines pour nous parvenir.

     

    L'été de mes dix ans, nous sommes restés quelques jours à Istanbul chez ma grand-mère, puis nous sommes partis en bateau sur une île de la mer Marmara.           

     

    L'été de mes dix ans, nous avons logé trois semaines à l'Özcan Motel, une pension où nous avions une chambre avec terrasse au troisième étage. Nous rangions nos provisions dans un grand réfrigérateur collectif au rez-de-chaussée.

     

                L'été de mes dix ans, nous sommes allés nous baigner chaque jour. Parfois, ma mère nous donnait de quoi acheter quelque chose aux marchands ambulants de dondurma, de mısır, de tabak et de lokma qui passaient près de nous.

     

                L'été de mes dix ans, j'ai joué tous les après-midis au football sur la plage et les terrains de jeu de l'île. J'étais le gardien de but attitré de mon équipe. J'avais de bons réflexes et je n'avais pas peur de plonger. Mes copains de foot m'appelaient Ettori. C'était un compliment et j'en étais fier.

     

                L'été de mes dix ans, je regardais les matchs de la coupe du monde sur la petite télévision noir et blanc installée dans la salle à manger de l'Özcan Motel. 

     

                J'ai assisté au triomphe de l'équipe de France contre L'Irlande du Nord 4 buts à 1. Le spectacle était magnifique. La France n'avait jamais aussi bien joué.

     

                L'été de mes dix ans, j'ai assisté un après-midi, incrédule, au succès de l'Italie sur le Brésil que je croyais invincible. Le Brésil était soudain éliminé alors que le titre lui semblait promis.

     

                L'été de mes dix ans, j'ai regardé la demi-finale de la coupe du Monde France-Allemagne sur la petite télévision noir et blanc dans la salle à manger de l'Özcan Motel. 

     

                J'ai refusé de croire que le geste d'Harald Schumacher sur Patrick Battiston était voulu. Aujourd'hui encore, malgré l'évidence de l'agression et la sortie de Battiston inconscient sur une civière, je plaide les circonstances atténuantes.

     

                L'été de mes dix ans, j'ai regardé la France perdre contre l'Allemagne aux penaltys après avoir mené 2-1 puis 3-1 en prolongations. Je ne suis pas sûr d'avoir versé de larmes. En revanche, je suis certain  d'avoir fait un bras d'honneur à la télé avant de monter me coucher. 

     

                L'été de mes dix ans, je suis tombé malade le soir de la finale. Ma mère ne m'a pas laissé regarder le match et j’ai dû rester dans la chambre à l’heure du début de la rencontre.

     

                Mais je ne me suis pas endormi. Depuis mon lit, par les fenêtres, j'entendais les clameurs sur l'île à chaque nouveau but italien.

     

                L'été de mes dix ans a continué.

     

                Et puis nous sommes rentrés. D'abord en bateau à Istanbul, puis en avion à l'aéroport de Roissy ou d'Orly. Nous avons passé la douane, nous avons récupéré nos bagages. 

     

                Mon père nous attendait.

     

     

     

     


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    Carnet n°1, mi-septembre

    Il pouvait bien pleurer des rivières ou chouiner des étoiles filantes, épuiser toutes les ressources de sa loquacité véhémente, la porte de l'appartement restait bloquée et son occupante demeurait coite, pleine d'un ressentiment et d'un mépris rien moins qu'à la mesure des dimensions du cosmos.

     

    *

     

    Carnet n°2, début novembre

    Il apprenait seul à jouer de son ukulélé en consultant des tutoriels, mais la lenteur de ses progrès l'ulcérait et il ne se passait plus un jour sans que la leçon prématurément ne se termine par un chapelet de jurons et d'invectives soigneusement choisies parmi les moins usitées et les plus fleuries.

     

    *

     

    Carnet n°2, début novembre

    Il travaillait à quintessencier tout l'amour dont il se sentait capable dans l'écriture d'un seul quatrain. Il espérait un jour être assez qualifié pour y parvenir.

     


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    Carnet n°1, début octobre

    L'homme consultait sa montre avec pessimisme. A l'allure poussive où son véhicule avançait, il accueillerait l'élue de son cœur et de ses maigres économies tout juste au moment de l'arrivée du train. Et encore, ce serait au terme d'une course effrénée depuis la voiture jusqu'au quai sans même la certitude d'avoir eu le temps d'apaiser la crise d'asthme qui s'ensuivrait. Pour ne plus y penser, il sortit de son boîtier un objet de consommation laser popularisé au début des années quatre-vingts et l'introduisit dans l'appareil de lecture qui lui était exclusivement dédié et, pour cette raison, était devenu tout aussi obsolète.

     

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    Carnet n°2, début novembre

    Sous l'effet des pressions et palpations du massage ayurvédique, le corps s'arquait délicatement des orteils jusqu'aux sourcils tandis que l'esprit voyageait sereinement vers des contrées spirituelles inconnues. Enfin détendu, l'homme pouvait commencer à oublier de son morne quotidien les plus cruelles avanies.

     

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    Carnet n°2, fin novembre

    Je l'ai vu forcir et s'éteindre, perdre le feu qui était en lui si féru de paradoxes et de choses impossibles.

     


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    Carnet n°2, fin octobre

    Terrassé d'ennui par la conversation de son voisin, il prétexta une envie pressante et se rendit précipitamment aux toilettes pour savourer un répit de quelques minutes. A l'intérieur, le miroir fixé sur la porte lui donna l'occasion de s'admirer quelques instants sous son meilleur profil tandis qu'une gigantesque carte touristique du pays basque lui rappelait comme il n'avait jamais éprouvé le moindre désir d'y retourner. Quelque chose cependant n'allait pas. Depuis plusieurs jours. Une fatigue qu'il ne savait pas expliquer. Peut-être les prémices d'une maladie ? Il fixa l'image que lui renvoyait la glace, mima un triste bonjour, puis ferma alternativement l'œil droit et le gauche et se bornoya ainsi encore quelques instants. En apparence, tout allait bien. Pourtant il sentait venir à présent un renversement intérieur encore lointain il y a quelques secondes mais désormais plus proche, de plus en plus proche...

     

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    Carnet n°1, début septembre

    Au plus fort de la douleur, les visions trébuchantes se succédaient et dansaient dans son esprit comme des fractures. Le visage couvert de sueur et d'angoisse, il espérait un jour, par un long travail, transfigurer ses peurs.

     

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    Carnet n°2, fin octobre

    C'est un charivari de voix réprobatrices. Elles sont en lui. Ses yeux clignotent, mais pour le moment il reste calme.

     

     


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