• Mes premiers (vrais) poèmes

    Ce sont des textes écrits lorsque j'avais entre 18 et 20 ans. Il y en a quelques autres de cette époque. Moins d'une dizaine en tout. Ils sont à part. Je les aime bien (sauf la fin du troisième, que je n'ai jamais pu améliorer).

    A ce moment-là, je suis étudiant en DEUG d'anglais à la Sorbonne et je joue au basket en Excellence Départementale à Versailles. J'ai vaguement conscience que je ne suis pas fait pour devenir prof et que je ne gagnerai pas ma vie avec le sport.

    Je m'imagine écrivain, ou bien réalisateur. Je n'ai pas de caméra, je n'ai pas l'idée de m'en acheter une.

    Je lis un peu, je regarde la télé longtemps.

     

    Il se mit à nouveau au bord du gratte-ciel mais c'était cette fois-ci pour prendre son envol.

    Le soleil jouait du piano pour lui aujourd'hui et le ciel aurait pu être de n'importe quelle couleur aujourd'hui pourvu qu'elle fût blanche.

    Les nuages se profilaient en autant de tâches de peintures et c'étaient à celles qui seraient les plus gaies que l'on offrirait de barioler l'univers en récompense.

    Le soleil jouait du piano pour lui aujourd'hui et le vent soufflait du xylophone, et le xylophone chantait une aquarelle et l'aquarelle flottait, flottait, flottait pour lui.

    Les idées flottaient dans le ciel, plus légères que l'air, plus légères que tous les tourments.

    La vie n'était plus qu'un immense tableau où il fallait peindre, peindre, peindre.

    *

    La lune pourrait-elle un jour gagner une course à pied ? C'est la question que je me posais très sérieusement quand soudain une feuille d'arbre me fit descendre du soleil à mon bureau jusqu'au moment où il me fallut admettre que je me trouvais dans un autobus.

    Le vert des arbres défilait joyeusement devant moi, jusqu'à me faire une courbette espièglement devant la vitre, et je lui rendai doublement, le plus naturellement son salut.

    Dame nature du printemps, que ne vous fait-on vieille pour que je vous aime comme une mère, mais les beaux jours sont toujours jeunes quand ils viennent après l'hiver.

    *

    Je suis la honte et le rêve réunis. Je suis froid et je pèle comme un glaçon pour celui qui me touche. Je fais mal et je ne garde que des phrases pour chaque moment qu'il m'est donné de regarder en face, devant moi, seul, et pour toujours.

     

     

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