• Tristesse de secours*

    *Le titre m'est venu samedi matin alors que j'étais assis à la cuisine de la bibliothèque : je regardais notre vigile soigner une petite plaie à son doigt (il s'était arraché un bout de peau en utilisant un économe) quand mon attention a été attirée par la "Tristesse de secours" posée à côté de lui. Il m'a fallu un moment pour remettre de l'ordre dans mes pupilles et ranger dans sa boîte mon inconscient en attendant qu'il me joue un nouveau tour.

     

    Carnet n°1, début septembre

    En construisant son éloquence future lentement, mot à mot, comme s'il fagotait le bois mort pour le brûler dans l'âtre, il entretenait au fond de lui un espoir immense.

     

    *

     

    Carnet n°1, mi-septembre

    Sur le front de mer, l'agitation nocturne s'étend comme une maladie symptomatique. Je m'en éloigne et marche sur le sable sans me décider où aller. J'écoute un moment le bruit des vagues noires et me fais la réflexion que je pourrais maintenant m'asseoir et continuer à écouter, ou bien partir à la recherche d'une couleur qui me spiritualise.

     

    *

     

    Carnet n°2, mi-octobre

    J'ai forgé mes rêves, les ai logés dans un flacon et ne quitte plus cette pièce où je vais à pas feutrés pour ne déranger personne.

     

     

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